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« Le
grand artiste est celui à qui l’obstacle sert
de tremplin »
André Gide
Au moment de sa création en 1994, le Conseil des arts
et des lettres du Québec (CALQ) bénéficiait
d’un budget total de 42 millions de dollars. Cinq ans
plus tard, en 1999, à la naissance du Mouvement pour
les arts et les lettres (M.A.L.), le CALQ disposait d’un
budget de 44 millions de dollars. Le M.A.L. est né
d’un objectif commun à tous les secteurs des
arts et des lettres : obtenir un budget de 90 millions
de dollars au CALQ dans le but de fournir un meilleur soutien
aux artistes, artisans et travailleurs culturels. Le M.A.L.
amorce aujourd’hui sa septième campagne alors
que le budget global du CALQ pour l’année 2004-2005
s’élève à un peu plus de 72 millions
de dollars.
Beaucoup de chemin a été parcouru depuis et
beaucoup d’efforts ont été investis, avec
pour résultat que plusieurs millions supplémentaires
sont désormais acquis pour un meilleur soutien des
arts et des lettres au Québec. Aujourd’hui, en
janvier 2006, il manque 18 millions de dollars pour l’atteinte
de l’objectif initial du M.A.L. Un budget de 90 millions
de dollars permettrait au CALQ de répondre aux besoins
urgents du milieu. De plus, le M.A.L. exige, tout comme l’an
dernier, que le budget de création de la Société
de développement des entreprises culturelles (SODEC)
soit augmenté de 5 millions de dollars lors du prochain
budget. Enfin, le M.A.L. croit fermement que la seule façon
d’assurer un financement stable et adéquat aux
arts et aux lettres repose sur l’adoption d’une
loi cadre. Le M.A.L. y travaillera dès cette année
et en fait son objectif à moyen terme.
La volonté politique
Le budget total du gouvernement du Québec devrait dépasser
les 55 milliards de dollars lors du budget 2006-2007. La revendication
de 23 millions de dollars du M.A.L. correspond donc à
0,04 % du budget total de l’État québécois.
On comprendra aisément que dégager 0,04 %
du budget québécois pour la cinquième
mission essentielle de l’État, selon Jean Charest,
ne relève pas d’un tour de force. 23 millions
de dollars pour les arts et les lettres, sur un total de 55
milliards de dollars c’est presque rien. Trouver 23
millions de dollars pour les artistes, artisans et travailleurs
culturels est davantage une affaire de volonté politique
que de capacité financière. C’est bien
connu : vouloir c’est pouvoir ! Ce que le
M.A.L. veut, c’est un gouvernement cohérent par
rapport à son discours sur l’importance de la
culture, des arts et des lettres pour notre identité
nationale et notre épanouissement collectif. Le M.A.L.
ne réclame pas l’argent dévolu aux autres
secteurs d’activité. Lorsqu’il y a une
véritable volonté politique de régler
un problème, le gouvernement trouve toujours l’argent
pour ce faire. Nous savons que cette marge de manœuvre
existe. La ministre de la Culture le sait; le gouvernement
aussi.
Le 23 novembre dernier, le gouvernement canadien annonçait
qu’il portait le budget du Conseil des Arts du Canada
à 301 millions de dollars doublant ainsi, d’ici
2007-2008, le budget de cet organisme. 150 millions de dollars
constitue un investissement majeur pour les arts et les lettres,
à la mesure des énormes ressources du gouvernement
fédéral, et un gain sans précédent
du M.A.L. qui a fait activement campagne pour ces sommes depuis
cinq ans. Le Mouvement souhaite que la générosité
fédérale donne le goût à la ministre
Beauchamp de faire sa part, à la mesure des finances
du Québec,
et que son gouvernement emboîte le pas. Quand on veut…on
peut Briller parmi les meilleurs ! 23 millions
de dollars c’est presque rien.
23 millions de dollars c’est à la fois beaucoup
et presque rien. Presque rien en regard du budget global de
l’État québécois qui est de plus
de 55 milliards de dollars. C’est toutefois beaucoup
pour les artistes, les écrivains, les organismes et
les travailleurs culturels puisque cet investissement permettrait,
grâce à l’effet de levier des investissements
gouvernementaux, de générer près de 60
millions en nouveaux revenus et ainsi permettre aux artistes
et travailleurs culturels de voir leur revenu artistique moyen
passer de près de 12 000 dollars qu’il était
en 2005 à plus de 16 000 $.
Le 13 décembre dernier, on pouvait lire en grand titre
dans les quotidiens montréalais : Le ministre
Fournier demande plus d’argent pour l’éducation.
Le M.A.L. s’est pris à rêver que la ministre
de la Culture et des Communications en fasse autant pour la
culture. De notre rêve nous sommes vite revenus à
la froide réalité. Cette réalité
qui nous oblige à conclure que malgré un programme
électoral culturel qui faisait rêver, le gouvernement
Charest et sa ministre de la Culture ont fait preuve, hormis
quelques mesures et quelques millions parsemés, de
bien peu de volonté politique pour améliorer
de manière significative les conditions de pratiques
des artistes, artisans et travailleurs culturels québécois.
La ministre Beauchamp a jusqu’au prochain budget pour
nous démontrer le contraire. Après tout, 23
millions c’est presque rien. Vouloir, c’est pouvoir !
Pendant sa campagne, le M.A.L. rappellera au gouvernement
Charest certaines dépenses publiques qui prouvent que,
lorsque le gouvernement a la volonté politique de dénouer
une impasse, de résoudre une problématique ou
de venir en aide à un secteur d’activité
précis, il trouve la solution et les sommes nécessaires.
La campagne de cette année prend donc son envol, le
8 février, lors d’une conférence de presse
à Montréal visant essentiellement à lancer
le thème : 23 millions, c’est presque
rien. Vouloir, c’est pouvoir ! Cette septième
campagne du M.A.L. adoptera un style publicitaire qui utilisera
différents supports (macarons, cartes postales, affiches,
camion à l’effigie du thème de campagne)
et surtout une variété de brefs messages publicitaires
qui mettront en relation notre objectif de 23 millions de
dollars avec d’autres dépenses gouvernementales.
Ces petites publicités seront diffusées par
courriel, placées sur le site Internet du M.A.L. et
sur ceux des associations membres du M.A.L. Nous demanderons
donc aux artistes d’inonder les élus de ces différents
messages de type publicitaire, qui rappelleront à ces
derniers que le règlement des problèmes de sous-financement
des arts et de la culture relève davantage d’une
volonté politique que des marges de manœuvre financières
de l’État. Des milliers d’affiches et de
cartes postales seront disponibles dans les lieux de création,
de production et de diffusion afin de sensibiliser les élus
et la population à cette problématique. De plus,
le M.A.L. sera présent lors de la tournée de
la ministre Line Beauchamp dans les différentes chambres
de commerce, pour rappeler que le financement privé
ne peut être que complémentaire et qu’il
faut d’abord un financement public adéquat.
[haut]

Parlez-en en bien, parlez-en en M.A.L.
[haut]

- 2 mai 2006 - Budget fédéral 2006
L’augmentation du budget du Conseil des Arts du Canada rassure le Mouvement pour les arts et les lettres. | suite |
- 23 mars 2006 - Budget 2006
La ministre Line Beauchamp abandonne les artistes et les organismes culturels à leur sort. | suite |
- 8 février 2006 - Lancement de la campagne 2006 du M.A.L.
Une campagne axée sur la volonté politique de la ministre Line Beauchamp de régler des problèmes criants | suite |
- 6 février 2006 - Consultations pré-budgétaires du Québec sur la dette
La M.A.L. s'inquiète davantage du déficit culturel anticipé que de la dette | suite |
[haut]

Le M.A.L. demande aux artistes et aux sympathisants d’inonder
les élus de ses différents messages courriel de type publicitaire (ci-bas), qui rappelleront aux
élus que le règlement des problèmes de
sous-financement des arts et de la culture relève davantage
d’une volonté politique que des marges de manœuvre
financières de l’État.
Vous avez reçu ces publicités par courriel ? Transférez-les au plus de gens possible mais aussi
à votre député(e) à l’Assemblée
nationale.
Vous désirez envoyer une publicité courriel
? Cliquez
ici !
Le M.A.L. a également fait imprimer des milliers
d’affiches qui sont disponibles et qui doivent
être mises en évidence dans les lieux de création,
de production et de diffusion afin de sensibiliser la population
à la problématique du sous-financement des arts
et des lettres.
Enfin, le Mouvement vous demande de signer la carte
postale des revendications du M.A.L., de l’affranchir
suffisamment et de l’acheminer à la ministre
de la Culture et des Communications, Line Beauchamp.
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Argumentaire
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Document fondateur
Plaidoyer du M.A.L. | » |
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