Date : 18-02-2014

Les créateurs au centre de tout l'édifice culturel

La stagnation du budget du Conseil des arts et des lettres du Québec affecte la vitalité du secteur des arts et de la culture, ses retombées économiques et sa capacité à créer des emplois. Or le financement public aux créateurs est à la base de toute l’économie de la culture. Aucun spectacle, aucun tableau, aucun poème, aucun film, aucune œuvre n’existe sans l’inspiration et le travail de l’auteur, du peintre, du metteur en scène, de l’interprète, de l’artisan.

Voilà pourquoi il importe que le gouvernement agisse sans délai et remplisse son engagement, pris en septembre 2012, de hausser le budget du CALQ de 13 millions de dollars pour stimuler la prise de risques et l’innovation en réponse aux défis posés, notamment, par le numérique.

Il n’y a pas d’alternative réelle au financement public pour les créateurs car le financement privé a ses limites. Les mécènes ou les commanditaires sont peu nombreux à investir dans le risque artistique. Au Québec, la fondation du CALQ en 1994 – qui attribue une aide financière selon le mérite via des jurys de pairs – a été gagnée de haute lutte et les résultats sont, aujourd’hui, très probants. Le formidable développement de l’économie culturelle au Québec au cours des dernières décennies en témoigne; il est lié de très près au rôle qu’a joué le CALQ en soutenant la recherche de l’excellence et la création libre.

Mais voilà que depuis 10 ans, le financement du Conseil n’a pu suivre au même rythme le développement du secteur culturel au Québec. Le budget du CALQ a pris du retard. Qu’il puisse compter sur une augmentation proportionnelle de ses crédits est pourtant un impératif, car il en va du dynamisme de tout un secteur innovant et créateur d’emplois. Il le devient encore plus dans une ère où le numérique bouleverse substantiellement les règles de la diffusion, de la production et de la création elle-même.

En s’engageant, en 2012, à consacrer 13 millions de dollars additionnels au budget du Conseil des arts et des lettres du Québec, le gouvernement du Parti Québécois était pleinement conscient des besoins pressants du CALQ. Il reconnaissait l’importance de soutenir les créateurs et ce faisant, la vitalité de l’économie culturelle et le renforcement de notre identité collective dans le monde actuel. Le respect de cet engagement est, à n’en point douter, l’attente numéro un des milieux artistiques à l’endroit du gouvernement pour le prochain budget.

 

Stanley Péan, écrivain et porte-parole du Mouvement pour les arts et les lettres

 

 

 

Source :
Mouvement pour les arts et les lettres
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